Sécurité informatique : une préoccupation de tous les acteurs

De prime abord, il nous convient de rappeler qu’il y a différents types de failles et de causes corrélatives. Le crime financier explique sans conteste la majeure partie des failles de sécurité décriées dans les médias, et d’une manière générale, les pirates s’approprient des détails de cartes bancaires. Ce sont les brèches de sécurité qui entretiennent intrinsèquement ce trafic de cartes volées. En effet, il ne s’agit pas tout simplement de voler des numéros de carte avec parcimonie que ce soit sur les ordinateurs personnels ou sur des sites web non sécurisés. Et bien que les consommateurs soient appelés à changer systématiquement leurs mots de passe tous les mois et s’assurer qu’un cadenas s’affiche dans leur navigateur, cela ne suffit pas à mettre fin à la fraude massive des cartes bancaires.

Les entreprises sont-elles les premières incriminées ?

Ainsi, au lieu de flageller la sécurité des utilisateurs finaux, la pression doit se concentrer sur l’informatique de l’entreprise puisque ce sont les entreprises qui détiennent les données personnelles sensibles. Force est de se demander combien l’investissement dans la sécurité informatique coûte à l’entreprise et qu’est-ce qu’elle y gagne en retour ?

Nous devons voir la réalité en face. De nos jours, la sécurité informatique conventionnelle ne joue pas en faveur des utilisateurs finaux. Elle ne préserve pas les ressources (les données personnelles) qui peuvent valoir plusieurs milliards de dollars des éventuelles attaques. Les grandes entreprises n’ayant pas encore subi d’attaque informatique ont tout bonnement de la chance.

Les attaques évoluent

Indéniablement, les attaques informatiques d’aujourd’hui sont de plus en plus sophistiquées et le syndicat du crime s’organise de mieux en mieux en lançant une offensive contre les entrepôts de big data, les processeurs de paiements ainsi que les détaillants. Et à priori, les professionnels de la sécurité ne peuvent pas faire grand-chose face à la complexité de ces attaques. On peut également citer d’autres types de brèches de sécurité d’origine criminelle telles que le cyber-activisme ou le cyber-terrorisme.

En outre, les vols de données atteignent même le milieu médical dont notamment les dossiers des patients. Tout cela pour dire qu’en matière de cybercriminalité, les pirates ne se poseront aucune limite. Une politique de sécurité fiable doit émaner des entreprises et surtout des entités étatiques.