Sécurité informatique : des sextoys piratés

La sécurité informatique se complique de jour en jour puisque le piratage informatique atteint même les objets connectés. En réalité, nous ne pouvons pas imaginer jusqu’où les hackers peuvent aller pour nous gâcher la vie. Ils s’incrustent même dans notre intimité. Par conséquent, les sextoys connectés ne sont pas épargnés par les menaces des pirates. D’ailleurs, c’est ce que Trend Micro, éditeur de logiciels de sécurité, a essayé de prouver lors du salon informatique allemand CeBit qui s’est tenu à Hanovre.

Démonstration du piratage

Un ingénieur du groupe a fait un test de piratage devant plusieurs journalistes lors du Cebit. Son objectif a été de prouver à tous les utilisateurs d’ objets connectés que ces dispositifs présentent des failles importantes en matière de sécurité informatique. Alors, cet expert a piraté publiquement un vibromasseur en le mettant en marche à distance. À première vue, cette opération peut être très amusante, et le public en a d’ailleurs rit lors de la démonstration. Pourtant, l’enjeu de cet acte de malveillance est bien plus important que l’on puisse croire.

Un piratage de haut niveau

Vouloir s’attaquer à un vibromasseur peut être très amusant. En revanche, en tombant entre les mains d’une personne très futée et mal intentionnée, les risques encourus peuvent être très préoccupants. En effet, les hackers auront donc accès à la vie privée des utilisateurs via n’importe quel objet personnel. Les sextoys étant seulement un exemple, il peut s’agir de tout appareil que l’on utilise quotidiennement. Ce type de piratage est un réel danger puisqu’il pourrait donner un accès au terrorisme. Les criminels n’auront plus besoins de bombe humaine par exemple pour atteindre telle ou telle cible. Ils leur suffiraient de pirater un objet connecté utilisé habituellement par les victimes. Pour finir, la plus grande menace de cette attaque est la possibilité d’avoir accès au back-end. Dans ces conditions, la sécurité informatique du constructeur est remise en cause, car les hackers peuvent très facilement le faire chanter.