Sécurité informatique : le chiffrement, une nouvelle obsession

Comme les menaces informatiques deviennent de plus en plus élaborées, les entreprises doivent y faire face en cherchant de nouvelles techniques. C’est le cas du chiffrement, qui, apparemment est devenu le leitmotiv des entreprises high-tech en matière de sécurité informatique. Et Google n’est pas en reste. En effet, le géant américain explique par le biais d’une interview accordée par son Vice-président en charge de l’ingénierie et de la sécurité, qu’il a décidé d’emprunter la voie du chiffrement pour se protéger non seulement des logiciels malveillants mais pour protéger également les données des internautes et utilisateurs d’Android. Il explique que la protection d’un téléphone Android et des données de son utilisateur passe par l’encodage d’une part et l’encodage du réseau d’autre part, c’est-à-dire l’encodage sur l’accès depuis les données du navigateur jusqu’au serveur.

Par ailleurs, le décor des menaces et actes de piratage informatiques connait une évolution rapide puisqu’actuellement, il se produit entre 200 et 300.000 nouveaux éléments de logiciels malveillants quotidiennement. Ces derniers ont comme principale cible les données personnelles des internautes.

Sécurité informatique : une compétition de taille

La firme américaine a la ferme assurance qu’elle a la capacité d’identifier les pirates, de les bloquer et de les empêcher d’atteindre son environnement. En clair, Google met en place progressivement une authentification à deux facteurs demandant un code unique qui sera envoyé sur le terminal mobile de l’utilisateur sans pour autant omettre le mot de passe.

De ce fait, une sorte d’interrelation entre sécurité et vie privée s’établit. Mais à priori, cette situation ne semble pas plaire à tout le monde. En fait, en matière de protection des données des internautes, Google se heurte avec l’Europe. L’entreprise a été condamnée à verser une amende 150.000 euros à la CNIL pour défaut d’informations légales claires relatives à sa collecte de données et sa nouvelle politique de confidentialité.

En d’autres termes, Google est sommée de transmettre les données de certains de ses clients dans le cas d’une requête gouvernementale.