Des économies possibles

L’ADEME (Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie), organisme rattaché au ministère de l’Environnement a conjointement mené une étude avec ADN-Ouest, club de managers IT de l’ouest de l’Hexagone. L’étude porte sur la consommation électrique du parc informatique d’une entreprise. Elle a permis d’établir que sur les 8 600 Gwh de consommation électrique annuelle des entreprises, environ 2 100 Gwh (25 %) pourraient effectivement être économisés, ce qui permettrait d’alléger la facture à hauteur de 40 %.

Un mode d’utilisation plus économique

Pour espérer économiser l’équivalent de la consommation annuelle de Marseille (2 100 Gwh), les responsables de la maintenance informatique sont entre autres appelés à automatiser les extinctions et mises en veille de matériels. On évite ainsi de laisser certains matériels informatiques, très énergivores, s’allument durant la nuit et le week-end. Une campagne de sensibilisation auprès des utilisateurs est également de mise. 20 % d’entre ceux-ci oublient d’éteindre leur matériel à la fin de la journée, 12 % se contentent d’une mise en veille avec verrouillage de session, 10 % minimisent le risque de voir la facture grimper en laissant leur matériel allumé.

Virtualisation de serveurs informatiques

L’ADEME attire davantage l’attention des responsables en maintenance informatique, en estimant qu’il est même possible de faire des économies à hauteur de 40 %. L’atteinte de ce nouveau cap passe indubitablement par la virtualisation des serveurs. L’organisme se base en premier lieu sur le fait qu’un serveur physique consomme environ 170 W, contre 8,5 W pour un serveur virtuel. Il recommande par la suite une meilleure gestion des serveurs virtuels qui sont une bonne vingtaine à être hébergée sur  les 40 % des serveurs physiques. En supprimant ou en éteignant ceux qui ne sont pas sollicités de manière continue, le taux d’économie d’électricité peut aller jusqu’à 90 %.