Analyser les données non structurées

Au tout début du mois de mai 2016, IBM en a fait savoir son intention de mettre à contribution son superordinateur baptisé Watson, dans le renforcement de la sécurité informatique. Il promet même une première version Beta avant la fin 2016. Dans son communiqué, le géant de l’informatique a mis en avant l’un des atouts majeurs de Watson. L’on parle de la capacité de celui-ci à étudier les « données non structurées », avec l’ambition de dégager des informations pertinentes pour les prestataires en infogérance. Ces derniers pourront entre autres éliminer les « faux positifs ». À rappeler que les « données non structurées » désignent les données exprimées en langage naturel (sous forme de texte, de posts de blog ou de visuels). Selon Big Blue, elles représentent 80 %des données générées quotidiennement à travers le monde.

Watson, un mode opératoire très prometteur

Watson s’adresse surtout à l’équipe de RSSI du prestataire en infogérance. Cet IA  de marque IBM lui sera surtout d’une grande aide dans  l’identification des menaces qui planent sur une entreprise. En effet, son rôle consiste principalement en l’analyse des sources de données multiples. Ainsi, Watson ne se limitera pas à générer des réponses. Il émettra aussi des hypothèses, des argumentaires avérés ou encore des recommandations. Ce mode opératoire s’avère très productif dans l’analyse de malware. Il permettra d’identifier automatiquement les évolutions et variantes d’un même logiciel malveillant. Très souvent, les hackers les conçoivent de diverses manières, dans le but de berner les antivirus classiques. Enfin, grâce au succès de la version SAS (Software As a Service) de Watson, IBM est très confiant de l’efficacité de ce système en matière de cybersécurité.