La Suisse, fidèle à ses valeurs

De nos jours, la notion même du secret bancaire appartient vraisemblablement à une période révolue. La Suisse est tout à fait consciente de la situation, sans pour autant s’avouer vaincue. Elle se met effectivement au gout du jour en proposant le secret numérique, une valeur chère aux opérateurs en hébergement informatique. De nombreux prestataires du Cloud sont d’ailleurs convaincus de trouver leur compte dans ce pays reconnu par son goût du secret et de l’indépendance. Ils sont certains de la discrétion, de la confidentialité, mais aussi de la stabilité de la Suisse. Ces valeurs ayant servi les intérêts de ceux qui confiaient leurs avoirs dans les banques helvétiques.

Le pays le plus sûr du monde

La Suisse est certainement le premier à profiter des développements de la controverse entre le FBI et Apple. Pour rappel, la marque à la pomme s’est retrouvée confrontée à la détermination du bureau d’enquête d’accéder aux clés de déchiffrement des iPhones. Tout le monde sait que ce second est malgré tout parvenu à décrypter les données contenues dans l’appareil du terrorisme. La Suisse peut ainsi jouer la carte de l’indépendance et de la neutralité politique, afin de vanter ses mérites aux yeux des opérateurs en hébergement informatique. A l’abri des pressions légales du monde entier, elle peut effectivement renvoyer l’image d’un pays inviolable à ces derniers. Par ailleurs, l’échec du Safe Harbor ayant fait émerger le très controversé Privacy Shield constitue un autre évènement témoignant du caractère certain de la Suisse, en termes de protection de données.

Une véritable culture IT

Le caractère certain de la Suisse se matérialise par son nombre de datacenters. Selon une source sure, ce pays en compterait actuellement quelque 66, dont 47 basés dans les cantons germanophones. Il recense également quelque 13 clouds publics. A noter que l’Autriche, son pays voisin qui lui est semblable en termes d’économie et de taille, ne dispose que 19 datacenters, soit un nombre trois fois inférieur.