A bon entendeur…

La cinquième édition de la Journée mondiale de la sauvegarde informatique (World Backup Day) a eu lieu le jeudi 31 mars 2016. Cet événement a pour vocation première de sensibiliser entreprises et particuliers à la sauvegarde systématique et régulière de leurs données, sous peine de les perdre. Coupure de courant, erreur de manipulation, catastrophe naturelle ou acte de piratage… autant d’éléments associés à des risques de pertes de données constituées en une semaine, un mois, voire une année. Au cours de la journée, une petite piqûre de rappel de la nécessité de faire des copies sur un appareil tiers a aussi été faite. Cette démarche consiste notamment à recourir à un disque dur externe, ou bien à un service d’hébergement informatique en ligne (Dropbox ou Google Drive).

Les risques pour les entreprises

Cet évènement mondial s’est surtout adressé aux entreprises pour leur rappeler la nécessité de recourir à des prestataires en hébergement informatique. Ces derniers sont effectivement à même de mettre en place un réseau informatique sûr. Impliquant le journal des évènements, ce système constitue le garant d’informations vitales sécurisées. En cas d’attaque, il donne la possibilité de retracer un hacking ou un programme malveillant, afin de reconstituer ou du moins réparer les données incriminées. Ce type d’intervention révèle surtout son utilité en cas de « ransomware ». Les clients de Free Mobile ont par exemple fait les frais de Locky, un logiciel malveillant ayant sévi à l’entame de l’année 2016. Pour rappel, le virus de ce type s’attaque aux données en les cryptant. Il faudra alors payer la « rançon » pour espérer les récupérer.

Quelques chiffres évaluant les pertes de données

Les organisateurs du World Backup Day n’ont pas manqué de recourir aux chiffres dans leur raisonnement sur l’importance de sauvegarder les données. Ils ont effectivement avancé que si 29% des pertes sont accidentelles, 30% sont causées par des oublis de sauvegarde. Par ailleurs, les PME françaises accusent des pertes de données à hauteur de 252 millions d’euros par an, d’après l’institut Ipsos Mori.